THE TALES OF HOFFMANN (Les Contes d'Hoffmann).
Grande-Bretagne. Réal., prod., scén.: Michael Powell, Emeric Pressburger. Cie de prod. : The Archers pour London Films Productions. prod. associé: George R. Busby. Réal. associé: Sydney Streeter. Scén. : d'après l'adaptation par Donnis Arundell de l'opéra d'Offenbach, livret de Jules Barbier. Dir. photo.: Christopher Challis (Technicolor). Déc., cost. : Hein Heckroth. Dir. art. : Arthur Lewson. Mont. : Reginald Mills. Mus. : Jaffles Offenbach. Dir. mus. : Sir Thomas Beecham. Choreg. : Frederick Achtoit
int. : Moira Shearer (Stella/0lympia), Robert Rounseville (Hoffmann), Robert Helpmann (Lindorff/Coppellus/Dr Dapertutto/Dr Miracle), Leonid Massine (Spalanzani/Schlemiel/Franz), Pamela Brown (Nicklaus), Grederick Ashton (Kleinzack), Ludmilla Tcherina (Giuliano), Ann Ayars (Antonia), Meinhart Maur (Luther), Edmond Audran (Cancer).
Voix de: Owen Brannigen, Monica Sinclair, René Soames, Bruce Darvaget, Dorothy Bond, Margherita Grandi, Grahame Clifford.
Durée: 127 mn (réduite à 115 mn avant sortie). Prés.: 17 mai. Sort. GB: 26 novembre. Mat. GB : British Lion. Sort. USA: 13 juin 1952. Dist. USA: United Artiste. Prix Spécial du Jury, Prix de la Commission Supérieure Technique, Cannes 1951; Sort. France : 22 juin 1951. Dist. France : Filmsonor.
| Hoffmann attend dans un cabaret
Stella, la femme qu'il aime. Il raconte trois aventures
passées où trois femmes lui ont échappé pour un rival
: Olympia, la poupée, Giulietta, la courtisane, et
Antonia, la phtisique. La même mésaventure se produire
avec Stella. " Sternberg en parle dans son livre de mémoires et Cecil B. de Mille nous a écrit. Nous en avons été très fiers. A l'époque, de Mille tournait The Greatest Show On Earth. Tout le haut de sa lettre était en couleur avec le cirque, le ciel et tout... J'ai dit à Emeric : "Qu'est-ce que cela ? " et puis je vois en bas : Cecil B. de Mille. Tiens ! Il écrivait : |
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Messieurs, Toute ma vie, j'ai adoré le grand opéra, je suis toujours allé en voir quand je le pouvais. Et toujours, j'ai été déçu, soit du jeu, soit du décor, de la musique ou autre chose. Ce n'était jamais parfait. Après cela, j'ai vu The Tale of Hoffmann, et je sais qu'il est possible d'être... parfait. C'est charmant, tellement charmant. Je crois qu'il disait : "Toute ma vie, je me suis dit : On ne peut pas tout avoir. Puis j'ai vu votre film et j'ai compris que si, on peut tout avoir ". Cecil B. de Mille était un grand showman, et même si les choses qu'il faisait étaient bizarres, c'était toujours parfait. Le film avait eu beaucoup de succès aux Etats-Unis, où le troisième conte avait été coupé, pourtant c'était la meilleure partition musicale. C'est curieux, c'est moins film, plutôt théâtre. Pendant le tournage, nous discutions souvent avec les électriciens qui se plaisaient à travailler sur un film comme ça, ils préféraient le troisième acte parce qu'ils adoraient la musique. "That's real theatre ! " disaient-ils. Cela n'a pas été accueilli avec autant de succès par les critiques et le public ici. |
| J'avais une idée pour le premier
acte, une pour le deuxième, aucune pour le troisième :
la musique était de mieux en mieux et je pouvais en
faire de moins en moins, simplement laisser la musique
couler. Hoffmann était un film composé. C'est-à-dire que l'on a enregistré les voix et la musique d'abord avant de tourner en playback. Nous avons eu des répétitions de deux semaines et un tournage de neuf semaines : 45 jours. La formule 'film composé', je la dois au metteur en scène de The Robber Symphony, qui a composé la musique de son film avant le tournage. " (Michael Powell) |
A deliriously stylish, fantastical fusion of opera, ballet, and cinema, Powell and Pressburger's impossibly sumptuous Tales of Hoffmann is based on the Offenbach operetta, and has beencited by Martin Scorsese as a major influence on both New York, New York and Raging Bull. Three Gothic tales of unrequited love by Romantic poet E.T.A. Hoffmann, plus prologue and epilogue, unfold in a lavish, no-holds-barred extravaganza of excess, expressionism, choreography, costume, music, glorious Technicolor, and to-die-for art direction. The result is a "world of enchantment where marionettes become dancers, a pimp is a magician with the power to turn wax candles into jewels, and a prostitute has the power to erase a man's reflection. . . The screen is turned into a magical, irrational visual feast that moves according to its own laws" (Amy Greenfield, Film Comment).
This newly-restored version adds the final segment excised from British release prints, and returns the film to the original, full-length form which won a Special Jury Prize (for superior technique) at Cannes in 1951. "Not only one of the greatest of all opera films, but also a summing-up of the themes that run through much of [Powell and Pressburger's] work, here done in a rich kaleidoscope of styles. Some of their grimmest black humour coexists with poignant images of romantic yearning" (Ian Christie). "Eccentric, astonishing. . . [it] stands as Powell's most magnificent attempt to fuse the arts into film form. Perhaps its only rival in this context is Disney's Fantasia" (Joseph Gomez)