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PEEPING TOM (Le Voyeur) |
Grande-Bretagne. Réal. : Michael Powell. Cie de prod. : Michael Powell (Théâtre). Prod. : Michael Powell. Prod. associé: Albert Fennell. Scén. Leo Marks Dir. photo. : Otto Heller (Eastman Colour). mont. Boreen Ackland. Dir. art. : Arthur Lawson. Mus.: Brian Easdale, Wally Scott. Son.: C.C. Stevens, Gordon K. McCullum.
Int. : Carl Boehm (Mark Lewis), Anna Massey (Helen), Maxime Audley (Mrs Stephens), Moira Shearer (Vivian), Esmond Knight (Arthur Baden), Michael Goodliffe (Don Jarvis), Shirleu Anne Field (Diane Ashley), Bartlett Mullins (Mr Peters), Jack Watson (Inspecteur Gregg), Nigel Davenport (Sergent Miller), Pamela Green (Milly), Martin Miller (Dr Rosen), Brian Wallace (Tony), Brenda Bruce (Dora), Miles Malleson (le vieux monsieur), Susan Travers (Lorraine), Maurice Durant (le chef de publicité), Brian Worth (Assistant), Veronica Hurst (Miss Simpson), Alan Rolfe (le détective), Michael Powell (le père de Mark), son fils (Mark enfant).
Durée : 109 mn. Prés. : 31 mars. GB sort. : 16 mai. GB dist. Anglo Amalgamated. US sort. : 15 mai 1962 (86 mn). US dist. Astor. Sort. France : septembre 60.
Traumatisé par un père qui se sert de lui pour des expériences de résistance à la peur, Mark Lewis est devenu aussi un maniaque de l'enregistrement, sons et images. La caméra, objet du voyeur, se transforme entre ses mains en instrument sadique et meurtrier contre les femmes légères. Seule Helen, jeune fille sérieuse au visage ingrat, est épargnée, quand elle découvre le Secret dans l'intimité de la cinémathèque de Mark. Démasqué par la police, il s'inflige le sort qu'il réservait à ses victimes.
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" - Pourquoi Anna Massey ? Primo : elle avait 21 ans. 2° elle était intelligente et très bonne actrice au théâtre. Son père, Raymond Massey, était un ami de longue date, et un collaborateur dans 49th Parallel et A Matter of Life and Death. 3° une jolie-laide était nécessaire pour le rôle. -Pourquoi Moira Shearer ? J'avais besoin d'une actrice-figurante avec une spécialité pour amuser le public pendant que Mark préparait le meurtre. Une chanteuse, une danseuse, une acrobate. N'importe. Jolie fille en plus. Et voilà ! Le rideau qui s'écarte : non, cela n'a jamais été écrit dans le scénario, mais la chute des crayons, oui. J'aimais beaucoup l'idée de Marks et j'ai trouvé le moyen de le faire avec des crayons d'un mètre en tournent 90 images par seconde. On n'a pas fait de bouts d'essai, on a réussi du premier coup. Limage des crayons qui tombaient avait quelque chose de menaçant et le bruit doux quand ils arrivaient sur le plateau tordait les reins. C'était du cinéma ! |
| J'ai toujours choisi mes apparitions
dans mes films pour des raisons précises. Dans One of our Aircraft.. par exemple, nous tournions sur un aéroport militaire : il fallait des laissez-passer. Soit l'acteur n'est pas venu, soit il n'avait pas de permis, en tous cas j'ai joué le rôle. C'était quand même plus intéressant dans Peeping Tom : je l'ai fait exprès, c'était une idée plus intime. J'ai choisi mon propre fils pour incarner le héros enfant, et comme c'était très délicat, j'ai tenu à jouer le père. Mon fils et Carl Boehm avaient le même type de visage : séraphique ; et moi aussi un peu, à cette époque. Peeping Tom, c'est surtout le film d'un cinéaste. Ce qui était "shocking" pour les critiques anglais, c'est que je voyais le personnage avec un oeil innocent, comme ça. Ils voulaient naturellement que je porte un jugement, je m'y refusais. Je crois beaucoup à la distance. " (Michael Powell)
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Now regarded by many as Michael Powell's masterpiece -- and without doubt one of the cinema's great subversive works -- Peeping Tom (made sans Pressburger) was vilified by outraged British critics at the time of its release, and virtually ended the director's career. "The only really satisfactory way to dispose of Peeping Tom," wrote one reviewer, "would be to shovel it up and flush it swiftly down the nearest sewer." Karl Boehm stars as creepy Mark Lewis, a young movie studio focus puller who spends his spare time making snuff films (!) -- murdering his victims with the sharpened end of a tripod and filming their death throes. Powell employs an elaborate structure of films- within-films, and countless cross-references to the nature and practice of cinema, to underscore the film's self-conscious intentions, and has a cameo, in one film-within-the-film, as Mark's deranged father, a scientist who recorded on film the sadistic experiments he conducted on his young son. This is profoundly unsettling stuff, to be sure, but it is also now widely esteemed as a brilliant exploration of the voyeurism that fuels our pleasure in cinema, and the troubling way that voyeurism implicates us as spectators; in this sense, Peeping Tom is a soul -- or blood -- brother of Hitchcock's Psycho, a film that similarly offended the British critical establishment in 1960. "One of the most disturbing films ever made" (James Monaco). "Peeping Tom and 8 1/2 are the two great films that deal with the philosophy and danger of filmmaking" (Martin Scorsese).