ONE OF OUR AIRCRAFT IS MISSING (Un de nos avions n'est pas rentré).

Grande-Bretagne. Réal.: Michael Powell. Cie de prod.: British National. Prod. : John Corfiald, Michael Powell, Emeric Pressburger. Scén.: Emeric Pressburger, Michael Powell. Photo. : Ronald Neame. Op. cam. : Robert Krasker, Guy Green. Mont.: David Lean. Dir. art. : David Rawnsley. Son : C.C. Stevens. Réal. asst.: John Seabourne.

Int. : Godfroy Tearle (Sir George Corbett), Eric Portmen (Tom Eamshaw), Hugh Williams (Frank Shelley), Bernard Miles (Geoff Hickman), Hugh Burden (John Glyn Haggard), Emerys Jones (Bob Ashley), Pamela Brown (Els Meertens), Joyce Redmen (Jet Van Dieren), Googie Withers (Jo de Vries), Hay Petrie (Bourgmestre), Selma van Dias (Femme du Bourgmestre), Arnold Merle (Pieter Sluys), Robert Holpmann (De Jong), Peter Ustinov (Le Prêtre), Alec Clunes (Organiste), Hector Abbas (Chauffeur), James Carson (Louis), Bill Akkerman (Willem), John Salew (Sentinelle), William D’Arcy (Officier), David Ward (1ier Aviateur), Robert Duncan (2ième Aviateur), Roland Culver (Officier de Marine), Robert Beatty (Hopkins), Michael Powell (Officier chargé des dépêches), Stewart Rome.

Durée : 102 mn. Prés. : 18 mars. Sort. GB : 27 juin. Dist. GB : Ariglo. Sort. US : 16 octobre. Durée : 82 mn. Dist. US : United Artists. Sort. France : 29 octobre 1944 au Colisée. Dist. France : Consortium du film.

Un bombardier britannique sans personne à bord survole le pays et s'écrase contre un pylône. L'équipage, qui a sauté en parachute après une attaque de la D.C.A. ennemi, se retrouve en Hollande. Ils sont secourus par des sympathisants à la cause alliée qui les protègent des occupants allemands et les présentent à la résistance hollandaise, grâce à qui ils réussissent à regagner l'Angleterre.

"' Un de nos avions est porté disparu ' était une phrase courante sur les ondes à l'époque. Après 49th Parallel, quand nous avons voulu faire One of our Aircraft, Rank et le chef de distribution - dont le rôle est similaire à celui d'éditeur d'un livre - ont lu le scénario. Le distributeur a dit : "Je ne crois pas que c'est une bonne idée de faire un tel film en ce moment, c'est un peu trop documentaire". Il n'a pas compris si bien que Rank est venu nous voir et nous a dit : "Avez-vous une autre idée ? nous voulons faire un film avec vous". Nous avons répondu : "Monsieur Rank, nous allons faire ce film, car nous pensons que c'est le film à faire et nous obtiendrons bien les finances ailleurs". Nous nous sommes adressés à British National. J'ai dit à Rank : "Quand le film aura du succès, vous reviendrez nous voir et demanderez ce que nous voulons faire". C'est exactement ce qui se passa.

Arthur Rank était à la tête des compagnies de distribution mais aussi des salles Odéon, il s'occupait aussi des finances. A partir de ce moment, il a produit nos films. Par conséquent, ils furent tous acceptés par le ministère de l'Information, à qui on expliquait pourquoi on voulait faire tel film. Puis on allait chez Rank, on lui montrait le script... et ça a été comme cela jusqu'à la fin de la guerre.

Je crois que c'est David Selznick qui a acheté les droits de One of our Aircraft pour l'Amérique. Le film a très bien marché là-bas, c'était nouveau pour les Américains, il y avait la guerre en Europe et eux étaient toujours en paix.

One of our Aircraft est une sorte de documentaire héroïque. Dans la scène du début, lorsqu'on suit le plan de route de l'avion, j'ai supprimé toute la musique car je ne voulais pas d'un climat romantique, d'un climat faux. Je ne voulais que des sons naturels. Alors on a commencé même avec le générique : les "crédits" se découpaient sur le ciel et disparaissaient comme s'ils étaient des avions en vol, tout cela avec le son d'un avion.

L'équipe technique comportait des noms devenus célèbres : David Lean qui n'avait pas encore réalisé, avec Noël Coward, In which we serve. Il avait déjà co-dirigé un film avec Gabriel Pascal, Major Barbera, tiré d'une pièce de G.B. Shaw, mais n'avait pas été crédité. Il était assez connu, il travaillait comme chef monteur. Ronny Neame, c'était un des meilleurs photographes. Je n'avais jamais fait appel à lui auparavant, mais à Freddy Young, pour Contreband et aussi 49th Parallel.

C'était aussi le premier rôle de Robert Helpmann qui devait jouer dans Hoffmann et les Red Shoes plus tard. Il n'avait fait à ce moment-là ni cinéma, ni théâtre, seulement de la danse. Ensuite il interpréta Hamlet de façon remarquable. Dans le rôle du curé, Peter Ustinov jouait aussi pour la première fois : il était très timide, tout à fait autre chose que maintenant " . (Michael Powell)

Retour filmographie

A compelling wartime drama shot in documentary-like style, One of Our Aircraft is Missing was Powell and Pressburger's follow-up to the superb 49th Parallel, and was another suspenseful tale of servicemen attempting to make their way to safety through enemy territory. The film follows six British airman -- an assortment of English types, including a baronet, a businessman, an actor, and a football player -- who are forced to bail out of their plane over Nazi-occupied Holland. They are rescued by the Dutch resistance, with whose help they attempt to elude the Germans and find their way back to England. The title and premise were suggested by an oft-repeated phrase in BBC's wartime news reports; the film's propaganda mission was to suggest to the British public what life might be like in a Nazi-occupied United Kingdom. The much-celebrated opening sequence has the crew's empty bomber returning over the Channel before crashing spectacularly into a pylon. A young Peter Ustinov appears as a priest, while director Powell has a cameo as a radio dispatch officer. Future directing great David Lean provided the taut editing, while the film's script, credited to both Powell and Pressburger, was nominated for an Oscar.

"An ambitious low-key wartime thriller that totally transcends any propaganda considerations, thanks to sharp characterisation and imaginative scripting. . . an impressively directed and beautifully performed piece of work" (Geoff Andrew). "An uncommonly sophisticated genre film -- one of the best war pictures made during World War II (Peter Hogue, Film Comment).