I KNOW WHERE l'M GOING (Je sais où je vais).
Grande-Bretagne. Réal./Prod./Scén. : Michael Powell, Emeric Pressburger. Cie de prod. : The Archers. Prod. assoc. : George R. Busby. Photo. : Erwin Miller. Mont. : John Seaboume. Dir. art. Alfred Junge. Mus. : Allen Gray. Son : CC. Stevens. Eff. spéc. Henry Harris
Int. : Wandy Hiller (Joan Webster), Roger Livesey (Torquil MacNeil), George Cernay (M. Webster), Pamela Brown (Catrions), Walter Hudd (Hunter), Capt Duncan MacKechnie (Capitaine ' Lochinvar'), Ion Sadler (Ian), Finlay Currie (Ruairidh Mor), Murdo Morrison (Kenny), Margot Fitzsimmons (Bridie), Capt C.W.R. Knight (Colonel Barnstaple), Donald Strachan (le berger), John Rue (le vieux berger), Duncan MacOntyre (son fils), Jean Cadell (la postière), Norman Shelley (Sir Robert Bellinger), lvy Milton (Peigi), Anthony Eustrel (Hooper), Petula Clark (Cheril), Alec Faversham (Martin), Catherine Lacey (Mme Robinson), Valentino Dyall (M. Robinson), Nancy Price (Mme Crozier). Herbert Lomas (M. Campbell), Kitty Kirwen (Mme Campbell), John Laurie (John Campbell), Graham Moffa (sergent de la R.A.F.), Boyd Stevens, Maxwell Kennedy, Jean Houston (chanteurs du Cheur de Glasgow), Arthur Chezney (joueur d'harmonica).
Durée 92 mn. Prés. : 30 octobre. Sort. GB : 17 décembre. Dist. GB GFD. Sort. US : 9 août 1947. Dist. US : Universel. Sort. France : 27 février 1952 au Broadway. Dist. France : films Dismage.
| Joan Webster est bien décidée à
rejoindre son riche fiancé, plus âgé qu'elle, pour
l'épouser aux Iles Hébrides. Lors de son voyage, elle
est bloquée dans une île proche de son but à cause
d'une tempête. L'ambiance des lieux, les coutumes, les
îliens, et surtout la rencontre avec le jeune seigneur
ruiné viendront à bout de sa détermination. " Pour le tourbillon marin que l'on voit pendant la scène de la tempête, une moitié a été tournée sur place et le reste en studio. On faisait ce que l'on pouvait, on ne peut pas toujours conjurer des remous. Le phénomène existe, c'est extraordinaire, un peu comme le Mäelstrom en Norvège. C'est la même difficulté : toute la mer passe par un goulot entre les deux îles. Lorsque le vent vient contre la marée, ça provoque un remous, comme une sorte de cascade maritime. Bizarre, cet endroit ! J'ai tourné tout ce qui était possible sur place, souvent moi-même avec une caméra portable. J'avais un gros bateau à moteur dont le propriétaire était un vrai Ecossais, avec la jupe et tout ! Il n'avait peur de rien. Lui et moi, et Pamela Brown, qui aimait beaucoup ça - elle avait du courage, cette femme - sortions tous les dimanches pour observer le remous. Quelquefois il y avait des choses extraordinaires : dans certains plans on voyait la mer s'avancer vers nous. Naturellement, on ne pouvait pas filmer le centre du remous. Au studio, dans un grand bassin, on a fait une espèce de mouvement de l'eau qu'on a filmé au ralenti, et monté en surimpression. Le chef du trucage était très fort. Il avait travaillé avec Méliès. Il avait 70 ans, on pensait que c'était vieux à cette époque ! Il s'appelait Papa Day et travaillait avec ses deux fils. |
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Quant à Roger Livesey, il n'est
jamais allé en Ecosse pendant le tournage : tout est
fait en transparence ou avec des doublures. Allen Gray a commencé à travailler pour nous avec Colonel Blimp. Malgré son nom, il était allemand. Je crois qu'il avait travaillé à la U.F.A., dans des films spécifiquement musicaux. Je l'appréciais beaucoup. Il était un pou vulgaire, très bon pour les films ordinaires. Il a fait la musique de A Canterbury Tale, 1 know where I am going, A matter of Life and death Il savait très bien trouver un thème et le développer. Un peu lourd quelquefois cependant. Il n'a pas travaillé pour le Black Narcissus car je voulais un compositeur qui connaisse les Indes. Brian Easdale avait été dans l'armée aux Indes. C'est pourquoi je l'ai pris, pas seulement comme compositeur, mais aussi comme responsable des effets sonores. Pour les Red Shoes, c'est Allen Gray que l'on. avait engagé pour écrire le ballet, mais ce qu'il avait fait ne nous a pas plu. Ce n'était pas son genre. Mais comme conteur populaire, il était parfait avec ses idées charmantes ". (Michael Powell) |
| "A charmer of a movie" (Pauline Kael), Powell and Pressburger's often-overlooked I Know Where I'm Going is a stormy, magical, Art Deco romance set in the Western Isles of Scotland. Wendy Hiller stars as a headstrong young woman travelling to the Hebrides to marry a wealthy older man. Waylaid by weather along the way, she finds herself falling under the sway of Scottish culture -- and falling for a dashing young Scottish laird (played by P&P; regular Roger Livesey). Chock-full of Celtic symbolism, mysticism, and folklore, and of wonderfully windblown Highlands landscapes, "this lyrical love story scales heights of emotional sophistication rare in British cinema" (Ian Christie). "Alongside A Canterbury Tale, Powell's most eloquent tribute to the mysteries of the British landscape. . . Lyrically shot in monochrome by Erwin Hillier, it's all quite beautiful, combining romance, comedy, suspense and a sense of the supernatural to winning effect" (Geoff Andrew). "Witty and moving, one of the finest of all screen romances" (Elliot Stein, Village Voice). "I reached the point of thinking there were no more masterpieces to discover, until I saw I Know Where I'm Going" (Martin Scorsese). |
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