GONE TO EARTH (Le Renarde).

Grande-Bretagne. Réal.: Michael Powell, Emeric Pressburger. Cie de prod. : London Film Productions, Vanguard Productions. Présenté par Alexander Korda, David 0. Selznick. Prod.: David 0. Selznick. Prod. assoc.: George R. Busby. Asst. réal. : Sydney Streeter. Scén. : Michael Powell, Emeric Pressburger, d'après un roman de Mary Webb. Photo: Christopher Challis. Coul. : Technicolor. Décors : Hein Heckroth. Dir. art. : Arthur Lawson. Mont.: Reginald Mille. Mus. : Brian Easdale, exéc.: Boyd Neal Orchestre. Dir. mus. : Brian Easdale. Son : Charles Poulton, John Cox.

Int. : Jennifer Jones (Hazel Woodus), David Ferrar (Jack Reddin), Cyril Cusack (Edward Marston), Sybil Thomdyke (Mme Marston), Edward Champman (M. James), Esmond Knight (Abel Woodus), Hugh Griffth (Andrew Vessons), George Cole (Albert), Beatrice Verley (tente Prowde), France Clare (Amelia Comber), Raymond Rollett (propriétaire), Gerald Lawson (cantonnier), Bartlett Mullins, Arthur Reynolds (les anciens), Ann Tetheradge (Mlle James), Peter Dunlop (cornettiste), Louis Philip (policier), Valentine Dunn (Martha), Richmond Nairne (Mathias Brooker); en plus, version US : Joseph Cotton (narrateur).

Durée: 110 mn. Prés. : 19 septembre. Sort. GB : 6 novembre. Dist. GB: British Lion. Sort. US: juillet 1952. Durée: 82 mn. Réal. addit.: Rouben Mamoulian. Titre US : The wild heart. Dist.US : RFO Radio. Sort. France : 18 juillet 1951 aux Marignan-Marivaux. Dist. France: Filmsonor.

Hazel la sauvageonne vit avec son père, joueur de harpe et fabricant de cercueils. Elle qui protège les animaux est fascinée par le châtelain, Jack Reddin, grand chasseur de renards. Cédant à ses superstitions, elle épouse le jeune pasteur, Edward Marston, mais le quitte, irrésistiblement attirée vers Reddin. Elle meurt accidentellement lors d'une chasse à courre, en essayant de rattraper Foxy, son renardeau fétiche.

" Esmond Knight et moi étions de très vieux amis. Nous en avions pas mal vu ensemble. Esmond interprétait le jeune héros romantique de 77 Park Lane que j'avais écrit. C'était un espion dans Contraband. Il aurait dû jouer le lieutenant Hirth de 49th Parallel (mais à la plus s'est engagé dans la marine. Et c’est Eric Portmon qui a joué la rôle.)

Esmond, blessé lors de l’action du Bismark, est devenu aveugle. Si bien que j’ai pensé qu'on lui devait quelque chose. La profession le croyait fini. Le connaissant, j’étais sûr que non. Il interprète le docteur dans The boy Who Turned Yellow, son dernier rôle avec moi.

David O. Selznick, admirateur des Red Shoes et de Black Narcissus, voulait que nous fassions un film avec sa star Jennifer Jones. Le contrat stipulait qu'il aurait le film pour l'hémisphère Ouest et Korda pour l'Est. Nous étions en désaccord au sujet du scénario.

Pour prouver qu'il avait raison, Selznick a engagé Rouben Mamoulian qui tourna des scènes supplémentaires aux Etats-Unis. Là-bas, le film fut intitulé The Wild Hurt Selon les critiques dignes de foi, il y a peu de différence entre les deux versions.

Jennifer était une actrice merveilleuse, une vraie beauté. Si elle avait pu échapper à l'influence de "la Bête ", elle aurait fait des prodiges

- Le film a eu beaucoup de succès en France.

Il y avait le thème de la religion face au paganisme. Edward, le pasteur, est, en religion et en beaucoup de choses, un homme admirable mais fou. Je voulais faire un contraste entre un personnage comme lui et le rôle que jouait Esmond Knight, un vrai païen. Ce dernier a un rôle très important dans le film à mon avis. C'est comme dans les scènes mythiques des Grecs, on a toujours quelqu'un comme ça qui voit tout, qui entend tout, qui joue de la musique, sauvage ou douce.

Vous savez, j'ai été élevé dans le pays d'Angleterre. Cette île est extraordinaire, on y ressent la présence des êtres qui l'ont successivement peuplée et il y a tous ces chemins qui la parcourent. " (Michael Powell)

Retour à la filmo

Roundly dismissed by critics in its day, more recently reclaimed and rehabilitated by Powell and Pressburger enthusiasts and cultists, this tour-de-force of Technicolor design was adapted from a 1917 bodice-ripper by Mary Webb, and features Hollywood star Jennifer Jones as a young country girl torn between the sacred love of a mild preacher (Cyril Cusack) and the profane love of a lusty squire (David Farrar). Producer David O. Selznick, who instigated the project as a vehicle for wife Jones, disliked the results, and issued a severely cut, inferior American version, with additional footage by Rouben Mamoulian, under the title The Wild Heart. This restored version "allows Gone to Earth to claim its rightful place as the last of Powell and Pressburger's great Technicolor epics of the Forties" (Ian Christie). "A visually spellbinding romance. Christopher Challis' photography evokes Shropshire and the Welsh borders so that you can smell the earth. . . [T]he haunting, dreamlike consistency recalls that other fairy story of innocence and menace, Night of the Hunter" (Time Out). Recently selected by Sight and Sound critic Pam Cook as one of the ten best films of all time.