49th PARALLEL (49ième Parallèle).
| Grande-Bretagne. Réal. : Michael
Powell. Cie de prod. : Ortus Films/Min. of
Information. Prod. : Michael Powell. Prod. ass. : Roland
Gillett Prod. exéc. : Harold Boxall. Réal.
asst. : A. Sesbourne. Scén. : Emeric
Pressburger. Dial. : Rodney Ackland. Photo Frederick
Young. Op. cam. : Skeets Kelly, Henry Creer. Mont.
David Lean. Mont. ass. : Hugh Stewart. Dir.
art. : David Rawnsley. Mus. : Ralph Vaughan
Williams. Dir. mus. : Muir Mathieson. Son : C.C.
Stevens. Cons. Canadien : Nugent M. Cloucher. Int. : Eric Portmen (Lieutenant Hirth), Richard George (Commandant Bernsdorff), Raymond Lovell (Lt Kuhnecker), Niall MacGinnis (Vogel), Peter Moore (Krunz), John Chandos (Lohrmann), Bull Appleby (Jahner), Laurence Olivier (Johnnie le Trappeur), Finlay Currie (Factor), Ley On (Nick l'esquimau), Anton Walbrook (Peter), Glynis Johns (Anna), Charles Victor (Andreas), Frederick Piper (David), Leslie Howard (Philip Armstrong Scott), Tawera Moana (George l'Indien), Eric Clavering (Art), Charles Rolfe (Bob), Raymond Massey (Andy Brock), Theodore Salt O.W. Fonger (Officiers de douane US). |
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Durée 123 mn. Prés. 8 octobre. Sort. GB : 24 novembre. Dist. GB GDF. Sort. US 15 avril 1942. Dist. US : Columbia. Titre US The Invaders. Prix : Oscar pour le scénario d'Emeric Pressburger. Sort. France : 4 avril 1952 au Monte-Carlo (VO).
Un sous-marin allemand est coulé dans la baie de l'Hudson. Le groupe de nazis survivants traverse un pays hostile, fait des rencontres, provoque des incidents et tente de quitter le Canada pour rejoindre les Etats-Unis, encore neutres à l'époque.
"Aucun autre film ne m'a donné autant de satisfaction. J'arrivais ici tellement peu intégré. Comme j'étais accepté dans ce pays, j'avais à cur de faire quelque chose, même minime, en reconnaissance de toute cette gentillesse. 49th Parallel fut jugé comme un bon film de propagande, il eut un immense succès aux Etats-Unis, où j'ai obtenu un Oscar, pour le scénario bien sûr ! " (Emeric Pressburger)
"On commença à parler d'un sujet sur les dragueurs de mines. Comme on y travaillait avec Emeric, on tomba sur un article signé Beverly Baxter, je crois, dans un journal à grand tirage. Il démontrait comment le Canada était entré en guerre malgré les Canadiens Français et comment il était prévisible qu'il y entraînerait les Etats-Unis. Emeric était d'accord avec ce point de vue. On proposa à Kenneth Clark, puis au ministère, de faire un film au Canada. Emeric voyait les rescapés d'un sous-marin allemand obligés de fuir à travers le pays : les épisodes se constitueraient au gré de leur fuite.
Anton Walbrook fut le premier à nous donner son accord pour la séquence de la communauté Huttérite allemande. Puis Elizabeth Bergner et Leslie Howard. Plus tard, j'ai contacté Charles Boyer, mais il ne voulut pas se joindre à nous quand la France s'effondrait, ce qui était bien compréhensible. Le rôle revint à donc à Laurence Olivier. Il y avait aussi Raymond Massey, familier des studios de Denham. Il était alors dans l'armée, mais il accepta de venir jouer un soldat dans l'épisode final. Tout s'est déroulé ainsi. On a dit à chacun : "Nous pouvons tourner vos rôles respectifs en deux semaines, ça vous va ? " C'était comme une sorte de jeu, tout le monde fut d'accord.
Il y a eu des problèmes avec Elizabeth Bargner : Glynis Johns l'a remplacée en cours de tournage. Cette dernière est dans les plans rapprochés, mais c'est Elizabeth que l'on aperçoit dans les plans éloignés.
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Pour le rôle de la jeune huttérite, nous avions pensé que ce serait une bonne idée d'avoir Elizabeth Bergner, juive allemande et grande vedette. Après avoir donné son accord, elle insista pour aller faire les extérieurs au Canada avec les acteurs jouant les nazis autour de Eric Portman. Une fois là-bas, elle a refusé de revenir en Angleterre pour les intérieurs : elle avait peur. Je lui ai dit : "Dans ce cas, je vous renvoie. " Elle est donc allée à Hollywood rejoindre son mari, Paul Czinner. Nous n'avions pas l'intention d'en parler à notre retour à Londres mais les journalistes nous attendaient. Ils savaient qu'Elizabeth se trouvait à Hollywood. Ce détail était d'importance à l'époque. J'ai déclaré que Bergner ne convenait pas pour le rôle et que je l'avais autorisée à partir. "Mais qui va la remplacer ? " J'ai répondu "Glynis Johns", et le fait de donner tout de suite un nom a coupé court. |
Glynis était fille d'acteur, elle avait seize ans. J'avais déjà pensé à elle au moment où elle jouait Judgment day au théâtre, une pièce sur l'incendie du Reichtag. Elle y était extraordinaire dans une scène d'hystérie.
Naturellement je ne voulais pas dire : "Bargner a fui". Cela aurait fait mauvais effet et sûrement enchanté les Allemands. Les journalistes ont découvert la vérité après. Ils lui en ont beaucoup voulu et le lui ont bien fait sentir quand, plus tard, elle a voulu revenir en Angleterre. " (Michael Powell)
George Powell and Pressburger go to Canada in this stirring, shot-on-location wartime drama, commissioned by the British Ministry of Information as part of the effort to bring the U.S. into the war. Six members of a German U-boat crew, stranded in the Great White North after their submarine is sunk off the Canadian coast, attempt to escape cross-country to the still- neutral U.S. Their encounters with a variety of Canadian "types" along the way -- including a French-Canadian fur trapper (a hammy Laurence Olivier), a Manitoba Hutterite leader (Anton Walbrook), an AWOL Canadian soldier (Raymond Massey), and various Indian and Inuit tribes -- provide the film with a running (and surprisingly sophisticated) debate on the merits of democracy versus dictatorship. Pressburger's first-rate script won an Academy Award for Best Original Story; the film (released in the U.S. as The Invaders) was also nominated in the Best Picture and Best Original Screenplay categories. 49th Parallel drew some flak at home, however, for its somewhat equivocal propaganda content (the semi-heroic portrayal of its German protagonists; Leslie Howard's effete English character).
"The anti-Fascist message here is extremely eloquent, the Oscar- winning script witty and intelligent, and the photography handsome and atypical for a war film. Powell beautifully ties it all together in a directorial style that is part war adventure, part Robert Flaherty-influenced documentary" (James Monaco). "A bold and simple cautionary tale. . . One of the most intelligent (and eccentric) of all wartime propaganda features" (Ian Christie).